Quel destin que celui de Salim Halali. Né Simon Halali en 1920 à Annaba (Algérie) dans une famille juive berbère, il fait un tabac à la fin des années 30 dans les cabarets flamenco de France et d’Europe. Sauvé de la déportation par le recteur de la Grande Mosquée de Paris et porté par le succès de ses chansons ("Sidi Habibi", "Dour Biha Chibani"…) au Maghreb, il s’installe à Casablanca en 1949 où il ouvre son cabaret, le Coq d’Or. Héros de la chanson judéo-arabe, ce chanteur qui ne cachait pas sa préférence pour les hommes, osa même une reprise orientalisante du "Ma Yiddishe Mama", la chanson fétiche des Juifs d’Europe de l’Est. Ce recueil au riche livret compile ses plus grands airs.